Quelque trois mille grévistes de l'usine Dacia (Renault), soutenus par des représentants d'autres syndicats, se sont rassemblés jeudi à Pitesti (nord-ouest de Bucarest) pour exprimer leur détermination dans la lutte pour des salaires meilleurs, entamée le 24 mars.
Ce rassemblement sur la place centrale de la ville, répondant à l'appel du syndicat de l'usine, intervient au lendemain du rejet d'une offre réévaluée de la direction et de la décision du tribunal de Pitesti jugeant la grève "légale".
"Nous allons continuer la grève jusqu'à l'obtention de nos droits", a déclaré Marin Anghel, un des leaders syndicalistes de l'usine, soutenu aux cris de "Nous ne cèderons pas", "Non à l'esclavage" et "Roumanie réveille-toi, nous ne voulons plus être esclave de l'UE".
"Nous sommes disposés à négocier, dès aujourd'hui", a indiqué pour sa part Ion Iordache, autre syndicaliste de l'usine.
"Les ouvriers français sont solidaires avec leurs collègues roumains", a déclaré à l'AFP Fabrice Le Berre, délégué syndical CGT Renault, venu en Roumanie pour apporter le fruit de la collecte de solidarité (2.000 euros) effectuée auprès des salariés de l'usine française de Cleon.
Selon lui, quelque 10.000 euros ont été collecté...
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